Non à l’usage détourné du baclofène pour maigrir

Usage détourné du baclofène dans le domaine de la minceur
Le baclofène est un médicament employé depuis 1975 dans le traitement des contractures musculaires, notamment chez des patients atteints de sclérose en plaques. Ce n’est qu’en mars 2014 qu’il a obtenu une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) dans le sevrage de l’alcool, soit 6 ans après la parution du livre du cardiologue Olivier Ameisen, Le dernier verre, dans lequel il décrit comment le baclofène à haute dose lui a permis de guérir de l’alcoolisme.
Mais aujourd’hui, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm), fait part d’utilisations détournées de ce médicament (Liorésal 10 mg et Baclofène Zentiva 10 mg) dans les troubles du comportement alimentaire ou dans le cadre de régimes alimentaires amaigrissants. Ces cas ont été identifiés via des témoignages anonymes de patients souffrant de boulimie sur des blogs, des forums ou des réseaux sociaux.
Pas de bénéfices, mais de gros risques
Or les bénéfices de ce médicament dans ces situations n’ont pas été démontrés. Inversement, les effets indésirables sont potentiellement graves (dépression, anxiété, troubles de la vigilance, somnolence, hypotonie musculaire, hypotension, nausées…).
C’est pourquoi l’Ansm « déconseille formellement son utilisation dans ces indications ».