IVG par médicaments : comment ça se passe ?
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Des antidouleurs si nécessaires

Selon le stade de la gestation, l'avortement peut être plus ou moins douloureux. Une prescription d'antalgiques est parfois nécessaire. "Le ressenti des femmes est très variable, confirme le Pr Nisand. Lorsque l'IVG est très douloureuse, il ne faut pas hésiter à proposer des antalgiques plus forts."

Du paracétamol sera prescrit en priorité. Mais selon le niveau de souffrance, les soignant.e.s peuvent adapter leur ordonnance. "On peut être amené à compléter avec des anti-inflammatoires ou des dérivés de l'opium", illustre Nicolas Dutriaux.

A partir de 9 semaines d'aménorrhée, ces antalgiques centraux ne suffisent pas toujours. Dans ce cas, les équipes hospitalières peuvent proposer une péridurale. "Comme toute douleur, il y a une composante émotionnelle qui peut influencer la façon dont elle est ressentie", ajoute le maïeuticien. D'où l'importance de proposer un accompagnement humain.

Une fois que l'expulsion a été accomplie, la douleur est censée s'interrompre. Les saignements, eux, peuvent durer un peu plus longtemps.

Source : L'interruption volontaire de grossesse (IVG) en France, Assurance maladie, 21 mars 2018
IVG.gouv.fr, site du gouvernement sur l'IVG
L'interruption volontaire de grossesse, Recommandations pour la pratique clinique du CNGOF, 2016