TOC : quand la manie devient une obsession...
Être maniaque, ce n'est pas souffrir de TOC ou d'obsessions
Julie aime voir son bureau bien rangé. Et quand elle rentre chez elle, elle aime voir le buffet de sonentrée décoré comme elle l'a organisé. Une assiette ancienne pour recevoir les clefs, un vase chiné chez un antiquaire garni d'une fleur, le calendrier à la bonne date...
Et il faut que tout soit placé à l'endroit qu'elle a prévu pour cela, au centimètre près. Pourquoi ?
Parce que cette esthétique lui procure un sentiment de bien-être et d'apaisement. Si la femme de ménage dérange cet environnement elle n'apprécie pas et trouve cela moins agréable.
Julie est un peu maniaque, mais elle ne souffre ni de trouble obsessionnel compulsif, ni d'obsession.
Un trouble obsessionnel compulsif (TOC), c'est pire qu'une manie
Alain souffre de TOC. Il faut que son bureau soit rangé comme il l'a prévu, et si ce n'est pas le cas, il souffre d'angoisses profondes.
Il est incapable d'aller déjeuner avec ses collègues si son bureau n'est pas en parfait état... D'après lui. Et il vérifie 50 fois que tout est bien rangé dans les tiroirs, même s'il vient de le faire 30 secondes auparavant.
Il est incapable de partir sans vérifier et revérifier, sinon, il se sent très très mal.
D'ailleurs, Alain ne parvient que rarement à rentrer chez lui avant 21 heures. Malgré ses horaires à rallonge, il n'est guère efficace dans son emploi, passant une grande partie de son temps à ranger et re-ranger son bureau et ses tiroirs.
Alain est suivi par un psychiatre pour des TOC.
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